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Modélisation du risque pour les stratégies mondiales à faible volatilité L’incidence et le rôle des monnaies de base

Risk Model Blog

«L’absence de risque qu’on ne comprend pas est souvent la meilleure forme de gestion du risque. »
– Raghuram G. Rajan, Fault Lines : How Hidden Fractures Still Threaten the World Economy

Dans le monde actuel des placements, nous utilisons une définition simple du risque : la volatilité des rendements d’un placement. Bien qu’elle soit simplifiée, cette définition permet le recours à des paramètres systématiques et quantifiables, qui peuvent servir de base lorsque l’on compare des options de placement et que l’on élabore des stratégies. Mais comment prévoir le risque d’un placement étranger et est-ce que la monnaie d’évaluation de la modélisation du risque est importante?

Répondre à cette question pourrait sembler facile au premier abord, mais cela s’avère plus difficile si l’on ne répond pas à d’autres questions avant, par exemple : où se trouve l’investisseur et dans quel pays est effectué le placement? Ou encore : est-ce le seul placement étranger détenu par l’investisseur, ou ce dernier en possède-t-il d’autres dans le même pays ou dans d’autres pays?

L’importance des modèles de risque pour les stratégies à faible volatilité

Les stratégies d’actions à faible volatilité dépendent tout particulièrement du choix des modèles de risque appliqués aux actions. Le nombre de modèles de risque pouvant être utilisés pour élaborer une stratégie à faible volatilité est illimité. En fait, nous n’avons même pas besoin d’un modèle; toute mesure de la volatilité peut être utilisée pour classer les placements et bâtir un portefeuille à faible volatilité. Par contre, cela peut devenir plus compliqué lorsqu’il s’agit de placements étrangers.

Étant donné cette complexité, Yuriy Bodjov, vice-président et directeur et membre de l’équipe Actions en gestion quantitative de GPTD, a récemment rédigé un article intitulé La monnaie d’évaluation des modèles de risque et ses répercussions smonnur les fonds mondiaux à faible volatilité. L’article met l’accent sur le rôle de la monnaie de base dans la modélisation du risque lié aux actions lorsque celle-ci est appliquée aux stratégies mondiales à faible volatilité.


Arguments en faveur de la monnaie de base

L’article aborde la dynamique liée au choix de la monnaie de base dans le cadre de la modélisation du risque ainsi que la façon dont Gestion de Placements TD (GPTD) tient compte de cette question lorsqu’elle prend des décisions de placement.

Voici quelques-uns des points saillants de l’article :

  • Les modèles de risque définissent souvent le risque des placements étrangers comme étant la somme de la volatilité du placement en monnaie locale et de la volatilité des taux de change. Cette volatilité dépend de chaque devise de l’échange. Différents scénarios sont possibles : les devises peuvent fluctuer de concert en raison des mêmes conditions économiques ou des mêmes prix des produits de base sous-jacents; ou elles peuvent évoluer dans des directions différentes si une des devises est de nature cyclique alors que l’autre ne l’est pas.
  • L’équipe Actions en gestion quantitative de GPTD élabore des modèles de risque pour les clients canadiens en utilisant le dollar canadien comme monnaie d’évaluation du modèle. En effet, il s’agit de la devise de nos investisseurs. Toutefois, nous comprenons parfaitement qu’il y a des conséquences à cela et en tenons compte dans la gestion des fonds mondiaux à faible volatilité. Nous intégrons également la couverture de certaines des monnaies plus cycliques ou des monnaies que nous couvrons pour des raisons tactiques. Par le passé, cette stratégie s’est révélée être celle qui offrait les solutions les moins volatiles.

La modélisation du risque en dollars canadiens se traduit par des portefeuilles à faible volatilité qui sont davantage exposés aux secteurs cycliques comme l’énergie et les matériaux, car le dollar canadien lui-même est sensible aux produits de base et fluctue parallèlement à la hausse ou à la baisse. Par conséquent, ces secteurs sembleront probablement moins risqués pour les investisseurs canadiens. Dans un fonds mondial à faible volatilité, une plus grande proportion d’actions canadiennes semble également réduire le risque pour les Canadiens. En revanche, si nous modélisons le risque en dollars américains, le portefeuille à faible volatilité qui en résulte sera davantage exposé aux secteurs comme les technologies de l’information, les soins de santé et les biens de consommation de base. Par ailleurs, ces secteurs ont été les plus performants depuis le début de l’année. Un tel portefeuille détiendra également une plus grande proportion d’actions américaines.


Trouver le juste équilibre pour nos clients

Le recours à un modèle de risque fondé sur le dollar canadien ou sur le dollar américain peut donner lieu à des prévisions de risque semblables pour les portefeuilles à faible volatilité, mais le choix de la monnaie de base et la structure du portefeuille qui en résulte peuvent avoir un impact important sur le rendement selon l’orientation du marché. Trouver le juste équilibre entre la plus faible volatilité possible et un bon rendement sur des marchés normaux et solides, et conserver une protection contre les baisses en cas de crise exigent des compétences et reflètent l’approche de placement appliquée par notre équipe Actions en gestion quantitative.

Notre priorité absolue est de protéger et de faire croître le capital investi de nos clients en nous assurant que nos décisions de placement sont empiriquement solides et soutenues par des recherches qui reflètent les données actuelles du marché et de l’économie.

 

    Le 03 août 2020